Ce mercredi matin, Amnesty International Avignon a présenté le bilan annuel 2008 de l’organisation mondiale à Utopia Manutention.Petit rappel…
Amnesty International, cette organisation mondiale existe depuis 1961. Elle a reçu le prix Nobel de la paix en 1977. Assurer les droits de l’Homme et faire appliquer la Déclaration universelle des droits de l’Homme c’est leur leitmotiv. Ils sont implantés également à Avignon.
Cette année c’est le 60ème anniversaire de la Déclaration et le relais d’Amnesty International à Avignon entend fêter dignement cette événement en décembre.
Les points forts de ce bilan annuel…
Le combat continue pour l’impunité, la torture pour l’obtention de renseignements, le refus des droits économiques et sociaux, l’atteinte aux droits des migrants et des demandeurs d’asile, la violence faite aux femmes, le droit des militants comme les journalistes ,par exemple , qui sont emprisonnés, torturés et même tués…C’est 150 pays qui sont examinés à la loupe et c’est entre 6 et 7 violations graves…
Pourquoi ?
Encore trop nombreux sont les états qui bafouent les droits de l’Homme et très peu de continents échappent à la critique. Des exemples à la pelle bien sûr…En Afrique, on peut citer les enfants soldats qui sont recrutés et qui sont victimes de violences sexuelles… En Asie, on peut voir encore la peine de mort en vigueur, l’assassinat des défenseurs du droit à la terre. L’Inde est la septième puissance la plus riche mais elle est aussi la terre où un quart de la population vit en deçà du seuil de pauvreté.
81 pays pratiquent la torture alors que l’article 5 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme l’interdit. 23 pays ont des lois discriminatoires contre les femmes.
Même l’Europe ne passe au travers.
En Europe, Amnesty International met l’accent sur le fait que la possibilité d’action pour les défenseurs des droits humains est de plus en plus réduite. Dans certains états la torture et la peine de mort sont encore de mises.La liste n’est pas exhaustive bien sûr...
Des projets pour Amnesty International
Sensibiliser et informer les jeunes aux droits de l’Homme qu’ils connaissent mal. La création d’un groupe jeune au sein de l’organisation serait la bienvenue, confient les membres du bureau.
Contacter l’université et les associations étudiantes c’est leur souhait pour monter un projet entre l’automne et l’hiver.
Un bilan positif depuis l’existence d'Amnesty…
On a pu voir la fin de l’Apartheid en Afrique du sud, la signature de la convention contre les mines antipersonnel, la création d’une cour de justice européenne, la création de la cour pénale internationale et du tribunal international aussi…
Marion Pazier, RAJE INFO Avignon, le 12/06/08
Face à la montée de l’individualisme et des pertes des valeurs républicaines, une coordination vauclusienne pour la promotion de ces valeurs a signé mercredi 19 juin une convention. Cette coordination regroupe 10 associations parmi lesquelles : la ligue de l’enseignement, l’union départementale des associations familiales, le mouvement citoyen laïque ou encore les pupilles de l’enseignement public. Chaque organisation membre de cette coordination s’engage à mettre en œuvre les objectifs communs qu’elles ont définis : la défense des valeurs, l’assurance de la promotion et de l’éducation populaire ainsi qu’à définir des stratégies . . . elles sont très inquiètes concernant la dégradation constante de la situation économique et sociale et de ses conséquences sur le plan éducatif et culturel… il n’est pas question de pitié mais d’aide aux personnes les plus démunies. La précarité et le manque de moyens financiers entrainent l’échec scolaire et l’exclusion de la vie sociale. En effet environ 58 % des familles n’ont pas de dictionnaires ni de livres chez eux !
Elles constatent que trop de familles ne peuvent pas s’épanouir. Manque de moyens financiers, certaines peuvent à peine manger. Leur priorité n’est donc pas dirigée vers l’éducation, la culture ou le sport. Le Vaucluse c’est 72 000 personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. De ce fait, elles tirent la sonnette d’alarme et choisissent de se regrouper pour la défense des valeurs républicaines. L’une de ces associations gère le SAPAD, un système qui permet aux enfants qui ont raté une partie de leur année scolaire, suite à une maladie ou à un problème familial, de rattraper le moment perdu en envoyant des personnes à leur domicile afin que les enfants suivent le programme scolaire malgré tout. Mais avec le manque de subventions, il est difficile que tous ces enfants puissent accéder à cela.
L’état attribue de moins en moins de subventions à ces organismes parce qu’ils doivent remplir des paramètres d’évaluation. Il semble difficile pour ces associations d’évaluer le bien qu’elles font car tous les individus sont différents et que le bien-être ne se mesure pas.
« Comment peut-on accepter, en 2008, qu’il y ait des personnes qui aient tout et plus que tout alors que d’autres n’ont rien. » dénoncent ces associations.
Marion Pazier, Laura Faucon-Correard, RAJE INFO Avignon, le 20/06/08
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Nuage en vue pour ceux qui font la pluie et le beau temps….
Colère à Météo France |
Suite aux discussions au sein de la direction de Météo France, qui durent maintenant depuis près de deux ans, le plan de restructuration a été annoncé hier par les dirigeants. Les salariés attendaient cette décision avec crainte. Une diminution des postes est à prévoir à partir de 2011. Environ 50% des centres régionaux vont être amenés à fermer. En raison des avancées technologiques, il n’y a plus besoin d’autant de main-d’œuvre. Il faut savoir que 500 personnes en moins seront à compter dans les effectifs. Comme beaucoup d’autres centres départementaux, Carpentras est aussi menacée de disparaître.Les centres météorologiques du Var, des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse seront transférés à Aix en Provence qui prendra le statut de centre départemental. En vue des avancées technologiques, Météo France déclare qu’elle doit travailler différemment et de façon plus raisonnée. Une période de transition allant de 2011 à 2017 permettra aux 45 centres de fermer progressivement leurs portes. La direction de Météo France est confiante quant au devenir du service public…Dans un premier temps, aucun fermeture n’est prévue. La qualité du service à la personne sera la même qu’auparavant, même si l’information sera traitée au niveau territorial. Selon Jacques Manhac le directeur interrégional Météo France sud est, le service public ne se dégradera pas bien au contraire. En effet, les prévisions seront encore plus détaillées et l’expertise sera optimisée. Il a confié qu’aucun licenciement n ‘est prévu. Il y aura simplement des départs naturels à la retraite qui ne seront pour la plupart pas remplacés. De l’autre côté les syndicats sont inquiets pour le service public… selon eux, il est nécessaire d’avoir une présence locale pour rapporter les informations au niveau départemental ainsi les informations fines et expertisées par les météorologistes.. Les syndicats s’inquiètent de la perte de proximité et de la dégradation du service public. Pour Jean-Luc Bouchet, membre de l’intersyndicalisme Météo France sud : « il n’est pas possible d’être aussi précis avec seulement de la technologie. Les météorologistes permettent d’affiner les informations reçues dans les centres régionaux ». Les syndicats ont prévu de manifester jeudi matin à Paris devant le siège de Météo France , au Quai Branly à Paris. Marion Pazier, RAJE Avignon, le 04/06/08 |
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Le Festival Off 2008 promet d’être riche en émotion à la Fabrik’ Théâtre
Théâtre |
Une programmation ancrée dans l’actualité…On ne présente plus la Fabrik’ théâtre à la lisière entre l’intra et l’extra-muros. Pour l’édition 2008 du Festival, elle accueille des compagnies où se mêle classicisme des textes et modernité de la mise en scène. Une programmation tout à fait originale où seront présentes sept compagnies : l’Ilot Théâtre, Botterro Production, la (Z) Compagnie, le Cho-In Théâtre, le Théâtre du Kronope, les Desaxés Théâtres, la Confrérie des Multitudes. Petite particularité cette année, le Cho-In Théâtre, qui vient tout droit de Corée, mettra en scène un spectacle muet où les barrières de la langue n’auront pas lieu d’être pour les plus réticents. Des thèmes de société traités par des auteurs classiques Molière, Marivaux, Baudelaire ou Musset pour ne citer qu’eux… Un lieu et des choix engagés auprès du public Des compagnies qui nous feront voyager dans le monde, le temps de quelques heures, des pièces à la fois rythmées, tragiques et comiques. Il sera traité de racisme, de danse et de musique flamenco, d’humanité corrompue, de conte, de comiques de situations, de drame tout cela avec lucidité et humour…En clair la Fabrik’ Théâtre va faire parler d’elle cette année ! Une saison 2007-2008 très intense… La Fabrik’Théâtre a ouvert ses portes de nombreuses fois pour des rencontres diverses et variées avec les KAMIKAZ, une troupe d’improvisation. Elle a aussi été le lieu phare de l’expression musicale et un tremplin pour bon nombre de groupes locaux avec AvignonLive ! Particularité : les instruments sont fournis par le lieu d’accueil. Seulement quatre éditions qui ont attirées toujours plus de monde ! En lien étroit avec les associations étudiantes d’Avignon, elle s’est prêtée au jeu d’une soirée latino avec l’association Latitudes et de façon plus engagée, elle a été le lieu de clôture du « Festival contre le racisme ».Une nouvelle création cette saison avec « Les Précieuses Ridicules ». Un partenariat avec la salle Benoit XII où ont été présentées « Le Malade Imaginaire » et « Knock ». A noter le samedi 14 juin, masterclass avec un membre du groupe de rock français « No one is innocent » Marion Pazier, RAJE Avignon, le 04/06/08 A écouter : Damien Baillet (chargé de développement à l’année et chargé de programmation pendant le festival) |
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Vision décalée
Ce jeune groupe avignonnais est devenu incontournable, et ça Raje, la radio étudiante, l'a bien compris. Il reste sur dailymotion pendant des semaines à la une. Aux commandes d’une émission qui porte le nom du groupe, ces quatre jeunes, Mika, Nico, Paul et Thomas animent tous les mardis de 21h à 22h, un rendez-vous qui porte un autre regard sur le Hip-hop.
Paul et Nico sont issus de 2ème année de Communication et Culture à la fac d’Avignon, ils ont su mettre ces deux atouts en avant dans la vie du groupe. Ces avignonnais savent allier l’image au son. Parce qu'aujourd'hui, un groupe n’est plus seulement du son, c’est aussi une identité visuelle.
Ces gars pleins d’humour et d’autodérision donnent une autre image du Hip-hop et du rap à l’image de leur vision décalée. Ils portent un autre regard sur la société actuelle. Des clips réalisés avec de petits moyens par Nico et diffusés sur le site de partage de vidéos. Peut-être amateur mais en tout cas de bonne qualité comme Juste un homme qui n’a rien à envier au grand. Déjà un grand succès sur la toile, ils ont été interviewés sur Raje, bien sûr l’un de leur meilleur allié, et sur Trace TV entre autre. Leurs leçons régulières comment faire un clip de ….rap, R’n’B, des conseils qui sont attendus toujours avec impatience et qui sont leur signature. Environ 62 000 visiteurs rien que pour un clip c’est dire le succès ! Pas mal, j’ai envie de dire ! C’est une affaire qui roule, qui tourne et qui est à suivre de très près !
Raje: 90.3
MySpace : http://www.myspace.com/judasnik
« Ton cœur a la forme d’un cul, ton cul a la forme d’un cœur ». L’histoire d’un homme qui faisait l’amour avec les mots…
Le printemps est une saison si particulière, une saison posée entre deux feux, qui nous laisse dans l’incertitude. Sur quels pieds danser ? Le printemps fait des siennes, pluie, soleil, vent…
Le printemps est aussi propice aux caprices de Cupidon, le temps des amours, des rencontres, de la bonne humeur, du renouveau et des sorties. Allez c’est parti on prend des initiatives qui nous avaient fait défaut pendant l’hiver.
Par cœur, c’est le nom de la pièce de l’auteur, comédien et journaliste Bernard Sorbier. Un lieu très intimiste, le théâtre du chien qui fume, nous fait découvrir le temps d’une petite heure un show très agréable, très drôle sur les instants de la vie. On découvrira un poète qui ne peu que coucher sur papier ses sentiments, son état intérieur. Sa source d’inspiration c’est la vie et bien sûr l’amour. La langue française se plie sous sa plume, les mots sous ses doigts. Lui, comme il le dit si bien « il veut toucher les mots ». C’est un homme audacieux et timide qui se dresse face à nous, il séduit une jeune femme, une rencontre inattendue et tellement prévisible. Un coup de foudre bien sûr. Elle résiste, elle fait monter le désir, lui sous le charme s’électrise. Des jeux de mots virevoltent sur scène et le public se laisse aller à cette douce mélodie. Une jeune comédienne novice et pourtant douée, Anne Goyer, sans formation théâtrale. Elle nous épate pourtant parce qu’elle joue si naturellement. Elle ne se laisse pas mouvoir par de belles paroles qu’un poète lui déverserait. Et pourtant elle finira par se laisser aller comme nous tous à l’amour.
Extrait :
Je voudrais être un oiseau mon monter mon poids au-dessus de la terre qui m'enterre et m'a déçu.
Je voudrais être un homme cet état ou le cerveau se paume dans l'immensité de l'intensité de ses rêves.
Mais... je ne suis qu'un homme-oiseau.
Heureusement, un jour viendra et toi aussi.
Parce que demain a de l'avenir.
75 rue des teinturiers - 84000 Avignon
SCENES D' AVIGNON
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Mercredi 8 avril, je vois le nouveau programme d'Utopia...Bonne programmation me dis-je...un documentaire que j'avais déjà croisé et adoré auparavant, un an plus tôt est à l'affiche...Sharkwater ou Les seigneurs de la mer en France. Bref 20h15 oblige de se mettre en route pour le voir.
Finalement une salle obscure peu remplie, on choisit son siège pour être placé le mieux possible, pas trop proche pour apprécier l'ensemble de l'écran...Rob Stewart nous offre une plongée au cœur de la vie sous-marine. Magnifique et poignant, ça prend franchement aux tripes. Pourquoi? Les requins c'est le sujet, ces Dieux qui règnent sous l'eau et qui animent nos angoisses les plus enfouies. Je défie la personne qui n'a jamais pensé à eux en allant prendre un bain l'été!
Un carnage se produit depuis des années. Les requins, qui sont au sommet de la chaîne alimentaire, régulent l'écosystème parce qu'ils chassent les espèces les plus fébriles. L'Homme quelque part vit grâce à sa présence c'est expliqué dans le film. Mutilés et relâchés aussi sec à l’eau, ils sont l'objet d'un commerce d'ailerons que bien sûr tout le monde feint d'ignorer, surtout les autorités. Ca rapporte des millions et des millions. Les asiatiques sont friands de leurs attributs pour toutes sortes de raison, la soupe d'ailerons y est en vogue parce qu'elle est une marque de bon goût et avant tout parce qu’elle fait partie de la tradition chinoise. Mais sachez que les cartilages sont bons pour la santé parce que le requin ne meurt pas de maladie, il ne développe pas de cancer non plus. La vie est mal faite me direz-vous, ils croquent nos petits corps quand nous sommes si faibles dans un environnement qui n'est pas le nôtre, lorsque nous sommes sans défense. (C'est faux bien sûr!!!, eux aussi sont pourris par les maladies...)
Aucune loi n'est à ce jour en vigueur pour protéger cette espèce qui très vite aura disparu. Finalement comme on le dit si bien pendant la projection, que penseront nos descendants lorsque tant de flore et faune ne seront plus que des souvenirs loin derrière? "Maman ça ressemblait à quoi un requin? " Ils se diront certainement que nous étions une civilisation minable pour avoir laissé faire ça alors que NOUS EN SOMMES CONSCIENTS bien sûr!
Un gros commerce dans les eaux proches de l'équateur perdure et une chasse à l'ennemi sauvage se fait sans pitié.
Rob Stewart est un passionné, il aime l'environnement sous-marin à tel point qu'il a voulu dépasser sa peur "justifiée" à juste titre par les films et les médias. Il est à ce jour biologiste et il photographe sous-marin. Des films comme la saga des "Dents de la mer", "Peur bleu", "Dark water", "Open water", "Shark attack", bref la liste est longue... Le public a toujours été fasciné par ces films qui donnent des sueurs froides! Alors tueur implacable ou simple prédateur?
Quand j’ai vu pour la première fois ce film, j’ai sincèrement changé d’avis, j’avais une peur phobique des requins et je me dis maintenant qu’ils ne sont pas si pervers : ils nous prennent simplement pour des proies comme les phoques ou les tortues. C’est un film à voir parce qu’il bouscule nos idées reçues et qu’on en prend tout simplement plein la vue.
Elle a les yeux verts, jamais rouges ! Pourquoi ? Pourquoi, moi j’ai toujours les yeux rouges ? Ses yeux verts tombent légèrement dans le coin extérieur, les commissures de ses lèvres aussi. On voulait tricher, on rehaussait ses yeux au crayon noir. Sans cela elle avait un air triste sur son visage. Parfois je me dis que c’était à force de pleurer, son corps portait les stigmates de sa tristesse ! Elle est sombre cette photo ! Malgré la lumière si agressante. Elle s’habillait tout en noir, elle se maquillait tout en noir et pour finir elle tenait ma guitare noire et blanche ! A cet instant précis je me tenais face à elle, elle me jouait un petit air sur la gratte électrique. Sa tête est dirigée vers moi, son corps est recroquevillé sur l’instrument. On avait tout l’attirail à nous deux, tout pour devenir des artistes, encore faut-il avoir le talent ? Dis est –ce qu’on l’avait ?
A Nelly
J’ai la sensation que tout va durer entre nous ! Oui, finalement on devient inséparable, tu sais, même à l’autre bout de notre rue. On tisse cette amitié qui est aujourd’hui si chère à mon cœur. Bientôt, nous tous, nous deux à bord d’un avion à destination de ce pays si différent. A la rencontre de ce quelquechose qui me fascine de plus en plus. Le compte à rebours a commencé mon amie. On le vit ensemble chaque jour 15 rue Sureau ; imagine toi cette fois pour de bon et sans quelconque envie de séduire notre entourage ! Cette fois, on profite vraiment en vivant simplement à la Carpe Diem ! Je vois du blanc, du bleu c’est une ville côtière. On en a déjà tellement parlé sans rien y connaître. Paradoxale n’est-ce pas ? Pour clôturer cette année de vie en communauté à tes côtés et surtout pour en marquer le début d’une autre. Toi l’organisatrice si bien organisée, toi qui as su me convaincre m’emmèneras-tu là-bas pour m’initier ? Imagine des tajines, que dis-je, ce sont tes mots ! J’imagine des tajines, une à la viande pour toi et une au poisson pour moi. Bien sûr nous ne serons pas seules mais il est primordial pour moi d’être en ta compagnie. Je vois des danseuses orientales qui me font rêver, au sommet de leur féminité avec leurs courbes si dérangeantes en Occident. Pourtant les rondeurs sont si belles sur une femme. Regarde la mer là-bas, tu ne vois même plus notre continent, oui on est si loin. Parcourir la plage à dos de dromadaires pour accompagner le soleil qui s’éteint. Je vois tes yeux si bleus qui reflètent le soleil et ton teint mordoré me rappellent nos premières vacances. Quel ressourcement ! Ne pensons plus à rien, au diable nos tracas !
A dans une heure mon amie.
Le mercredi soir à 21 heures, le 15ème de la rue Sureau, in Avignon, s’anime autour d’un lieu,
une cuisine étudiante. Hebdomadairement, un rendez-vous est fixé à des habitués qui de près ou de loin s’intéressent au cinéma. Autour d’une projection choisie à l’unanimité, un film fait débat. Depuis ce début d’année 2008, sous l’impulsion de deux collaboratrices passionnées de cinéma, et accessoirement collocatrices est organisé le mercredi, une rencontre et un échange.
Quel intérêt à cet évènement informel ?
C’est l’occasion de découvrir ou de redécouvrir de grands films, de grands auteurs qui ont fait l’histoire du cinéma. Un partage indirect avec Tim Burton, Pedro Almodovar, Asia Argento, Alessandro Gonzalez Innaritu, Takeshi Kitano a déjà eu lieu. Finalement c’est un rassemblement de jeunes gens comme on a pu le faire dans les années 68 ; moment d’une révolution culturelle. De la même manière, ils se réunissent pour faire leur révolution culturelle, une petite vague qui pourrait en faire suivre une nouvelle, une plus grande, la leur. Un rendez-vous qui est attendu par de plus en plus de personnes avec impatience.
Il est à noter que certaines conditions sont à respecter dans ce lieu d’expression libre : ne pas rater plus de deux fois la projection. En effet, une certaine fidélité est demandée aux spectateurs. Des discussions animées plus tard qui naissent de ces environ deux heures de silence. On ne voit finalement jamais le même film, c’est ce que je peux affirmer. Un détail échappe ou bien au contraire, il fait parfois naître une interprétation très subjective. Peut-être, ce lieu deviendra plus officiel sous l’impulsion d’un esprit, d’une initiative. Mais ayant déjà discuté avec les membres non officiels, ils semblent que chacun se plait dans cette situation où tout se fait au dernier moment sans réelle organisation. Généralement, tout se décide le mercredi même. Chacun demande aux deux associées si la séance a lieu et ce qui sera programmé ? Qui aurait pu croire à un tel succès ? Les quelques fois où la séance a du être reporté a suscité beaucoup de déception et de « pourquoi ».
La culture gratuite et accessible à tous, c’est la ligne droite de ces mercredis. Vous ne connaissez pas bien le cinéma, très bien nous en sommes ravies, vous trouverez donc un intérêt à vous rendre 15 rue Sureau. Vous serez accueillis en toute simplicité et avec beaucoup de joie, en effet vous êtes nos invités et nous en sommes honorées. Simplicité c’est le maître mot, oui tout à fait, en premier acte vous aurez la possibilité de boire un thé, un café ou même un verre de vin, ce qui marquera le début de la réunion amicale.
Par la suite, en deuxième acte, l’obscurité fait place à la lumière, les esprits se concentrent sur un seul objet : la télévision issue d’une des quatre chambres du deuxième étage. Parfois ces réunions se déroulent en deux actes bien distincts et différents de la première version énoncée plus haut. Le choix est parfois bien difficile, regarder le film en bas dans la cuisine sur des chaises inconfortables ou monter dans la chambre de Nelly. Il faut préciser que le premier acte se déroule toujours dans la cuisine avec cet accueil chaleureux des camarades de route. En revanche, le deuxième acte, la projection autrement dit, se fait au deuxième étage, dans la chambre de Nelly. Un lieu plus convivial, plus petit aussi où chacun se cherche un petit nid pour se détendre le temps d’un mercredi cinéma. Cette chambre du deuxième étage est petite, accueillante, orange, verte et rose. Entre la petite chauffeuse orange, le lit maxi size, le tapis qui jonche le sol, chacun cherche la position la plus confortable. Une table basse posée dans un petit coin, un lit où l’on s’entasse pour mieux se réchauffer, les uns posent leurs jambes sur moi, sur Nelly, la tête inclinée sur un autre. L’un couché, l’autre recroquevillé, chacun se trouve un petit coin chaud.
La règle d’or qui fait autorité dans la salle obscure n’est jamais bien respectée, vous savez de quoi je parle, l’interdiction de parler par respect pour autrui, mais chez nous c’est bien autrement. Malgré des « chuts » incessants qui se font écho dès le début du film, le silence n’est jamais trop présent, ni même assez long. Mais finalement c’est peut-être la particularité de notre rencontre, on se dit que cette coutume instaurée doit plaire à nos invités. Effectivement on rit, on fait des blagues pendant le film, on ne se prend pas au sérieux et on ne prend rien au sérieux. Mais attention cela ne nous empêche pas de suivre, d’être attentif pour discuter par la suite. On se retrouve un peu comme au cinéma, on ne mange pas, on ne boit pas, en revanche rien ne vous empêchera de mettre sur pause, ce qui fait la différence avec les salles obscures. Ces quelques heures en compagnie sont l’excuse pour se voir, se détendre surtout et apprendre plus sur le cinéma. Se cultiver de façon ludique et détendu est le leitmotiv de notre regroupement où chacun trouve son compte à venir.
Suite aux discussions au sein de la direction de Météo France, qui durent maintenant depuis près de deux ans, le plan de restructuration a été annoncé hier par les dirigeants. Les salariés attendaient cette décision avec crainte. Une diminution des postes est à prévoir à partir de 2011. Environ 50% des centres régionaux vont être amenés à fermer. En raison des avancées technologiques, il n’y a plus besoin d’autant de main-d’œuvre. Il faut savoir que 500 personnes en moins seront à compter dans les effectifs. Comme beaucoup d’autres centres départementaux, Carpentras est aussi menacée de disparaître.
Une programmation ancrée dans l’actualité…
on Un seul combat : le respect...